"Target & chase" - MET (Mobile Engine Testbed)
Inspiration
Le Dufaux 4 a connu plusieurs motorisations mais, pour la traversée du lac Léman, les frères Dufaux ont choisi le Gnome de 7 cylindres, de loin le meilleur moteur de l’époque.
Etant donné la faible fiabilité des moteurs aéronautiques du début du 20e siècle, « le meilleur moteur » se réfère davantage à la relation poids/puissance qu’à la fiabilité. En effet, il était plutôt rare que les moteurs rotatifs tournent plus d'une heure sans tomber en panne.
Les problèmes sont largement évoqués dans la littérature technique de l’époque, mais ils n’ont pas été résolus jusque dans les années 1920.
Ainsi, un des plus grands défis du projet « fauX DufauX » est de rendre les moteurs Gnome de 1908 aussi « stables » que les moteurs des années 1920, sans modifier le principe de fonctionnement du moteur original.
La taille du moteur semble ridicule comparée à la masse de l'avion. Et les apparences ne trompent pas: les Dufaux 4 étaient largement sous-motorisés (comme la plupart des avions de cette époque).
Le moteur Gnome était extrêmement robuste mais truffé de problèmes et peu fiable.
Dans nos simulations, le moteur tourne très bien, mais ce n'est que l'étape préalable aux tests grandeur nature.
Vers 1908, le banc d’essais pour moteurs rotatifs était plus que primitif. De par sa nature rotative, le moteur n’a jamais eu d'instruments de monitoring.
1'200 rpm en vitesse de pointe: la masse en rotation (environ 90 kg) permet au moteur de tourner sans hélice (obligatoire dans un moteur conventionnel).
Les bancs d'essais pour moteurs rotatifs les plus perfectionnés datent du début des années 1920. Image : un Gnome et son hélice sur un banc d’essais de la NACA vers 1919.
